Historique

 

Gravure de 1839 représentant l'ancien chateau de Champlay, avec son colombier, gravure conservée à la bibliothèque de Joigny. Le pigeonnier est représenté avec un étage de plus !

Gravure de 1839 représentant l’ancien chateau de Champlay, avec son colombier, gravure conservée à la bibliothèque de Joigny. Le pigeonnier est représenté avec un étage de plus !

Vue de l'ancien château de Champlay, démonté pierre par pierre à partir de 1822 pour servir de matériau de construction.

Vue de l’ancien château de Champlay, démonté pierre par pierre à partir de 1822 pour servir de matériau de construction.

A l’extrême gauche, on aperçoit une tour ronde, dont nous n’avons pas retrouvé trace.

Au 17ème siècle, la ferme et son colombier constituaient les communs de ce château. Les granges devaient être des écuries.

Louis XIV offrit, pour bons et loyaux services, ce château à Louis Jules Bollé, conseiller et maréchal-général-des-logis du roi devenu “Marquis de Champlay”. Ce cartographe de valeur eu la surprise de découvrir le cadeau royal en rentrant d’une campagne militaire.

Vauban est même venu sur place en 1700 pour suggérer quelques modifications afin de rentabiliser le domaine seigneurial. Le domaine comprenait aussi un grand parc avec un verger, un potager et des jardins à la française qui auraient été dessinés par Le Nôtre, jardins disparus aujourd’hui. Sur une vue aérienne des champs, on distingue aujourd’hui les deux seules traces de l’ancien jardin :  2 grands ronds qui étaient sans doute le croisement des chemins.

Vers le ruisseau du Ravillon, avait été creusé un grand étang. Rempli de truites, il servait à nourrir et enrichir le domaine.

En 1719, la duchesse du Maine s’y réfugia un moment après sa détention. En 1781, le propriétaire était M.Tourdonnet, à la révolution M.Foacier.

En 1822, le château fut démoli pierre par pierre pour servir de matériau de construction. En 1827, le parc et les jardins furent détruits à leur tour.

Au 20ème siècle, la ferme du colombier appartient à un chanteur et danseur à l’Opéra de Paris, André René Levée dit Michel Tavaroff, et à sa femme Irène Paule Louisa Lavello. Ils l’ont surnommée pompeusement le manoir d’Itaubanck. Pourquoi ce nom ? Il émigre ensuite aux Etats Unis, où on retrouve sa trace car une place de New York porte son nom. Nous cherchons des informations sur Michel Tavaroff, si vous en avez, faîtes le nous savoir. Il vend en 1952,  depuis la ferme a été exploitée par des agriculteurs,  la famille de l’actuel maire de Champlay.

Nous leur avons acheté cette ferme en juillet 2007 et nous en avons l’usage depuis juillet 2008.

Si vous avez des informations complémentaires, elles sont bienvenues. Si vous voulez compléter cet historique, les archives municipales d’Auxerre ont quelques documents, mais nous n’avons pas le temps de mener ces recherches historiques.

Plan du domaine en 1782. Le parc à la française soi-disant dessiné par Lenôtre au temps de Louis XIV.

Plan du domaine en 1782. Le parc à la française soi-disant dessiné par Lenôtre au temps de Louis XIV.

Cadastre napoléonien de 1825, pris en photo aux archives d'Auxerre. Le colombier est le rond en haut à droite !

Cadastre napoléonien de 1825, pris en photo aux archives d’Auxerre. Le colombier est le rond en haut à droite !

Une carte (1950 ?) trouvée en vide-grenier : à gauche on voit distinctement la ferme, les fenêtres étaient bien à petits carreaux.

Une carte (1950 ?) trouvée en vide-grenier : à gauche on voit distinctement la ferme, les fenêtres étaient bien à petits carreaux.

Carte postale de 1905

Carte postale ancienne (1905) de la cour de ferme. Le muret de gauche et l’auvent à droite n’existent plus. Nous avons encore le siège du tracteur !

Carte postale de 1905 : le bâtiment de gauche (écurie ?) n'existe plus aujourd'hui. Il a été démoli après guerre. Nous avons rencontré le monsieur qui avait évacué les pierres à dos d'âne quand il avait 17 ans, en 1947.

Carte postale de 1905 : le bâtiment de gauche (écurie ?) n’existe plus aujourd’hui. Il a été démoli après guerre. Nous avons rencontré le monsieur qui avait évacué les pierres avec un âne quand il avait 17 ans, en 1947.

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