Le lieu aujourd’hui

La ferme et son colombier sont les seuls vestiges du domaine seigneurial de Champlay qui comprenait le château et ses jardins à la française, disparus aujourd’hui. Les bâtiments datent du fin 17ème siècle, les premiers dessins que nous ayons trouvés sont datés de 1690.

La cour centrale et les deux bâtiments en 2016

La cour centrale et les deux bâtiments en 2016

Les bâtiments, organisés autour d’une grande cour carrée en partie pavée, sont construits en moellons de pierre calcaire, enduits à la chaux naturelle et sables colorés. Les piliers et entourages sont construits en briques et pierre taillée.

Sur la gauche, un bâtiment plus bas existait. Il fermait la cour sur 3 côtés, comme cela figure sur le cadastre napoléonien.  Il a été démoli en 1947. Nous avons rencontré celui qui avait 17 ans à l’épode et qui a transporté pendant des mois les tonnes de gravats de sa démolition à l’aide d’ une carriole et d’un âne !

La façade de l'ancienne partie habitable, restaurée en 2012

La façade de l’ancienne partie habitable, restaurée et enduite en 2012

Les menuiseries ont été refaites en 2009 et peintes à l’ocre rouge de Puisaye, peinture fabriquée par nous -mêmes.

Vue sur la maison depuis le jardin : au premier plan, les petits fruits

Vue sur la maison depuis le jardin : au premier plan, les cassis et groseilles.

A l’origine,  la façade avait trois grandes portes encadrées chacune de deux grandes fenêtres, surmontées de lucarnes, le tout en pierres de taille et briques. Au 19ème des modifications sont effectuées sur la partie droite : quatre plus petites fenêtres sont ouvertes, le sol est rehaussé pour creuser une cave et baisser les hauteurs sous plafond afin de rendre habitable ce qui devait être des étables ou des écuries.

Panorama sur les bâtiments en 2015

Panorama sur les bâtiments en 2015

Sur la photo ci-dessus, à droite, le premier bâtiment comprend au rez-de-chaussée l’ancienne habitation, prolongée à gauche par une grange, un vieil escalier offre une vue magnifique sur les charpentes. La longueur totale du bâtiment est d‘environ 50 mètres (dont 33 mètres de long pour la partie grange et 17 m pour la partie habitation), par 6m de profondeur.

En regardant vers la rue

En regardant vers la rue

A droite, une maisonnette beaucoup plus récente, elle doit être du 19ème siècle et devait servir de fournil. Le four à pain existe toujours à l’intérieur.

Dans les années 1950, elle servait de gîte pour les vacances des parisiens. Les normes de confort ayant évolué, nous avons dû la restaurer ! Nous avons rencontré un ancien vacancier de cette époque qui se souvenait bien de ses vacances ici.

Aujourd’hui, vous pouvez la louer en maison d’hôte pour un séjour au calme. Elle peut accueillir un couple.

Vue depuis la maisonnette en 2016

Vue depuis la maisonnette en 2016

La toiture est en petites tuiles de Bourgogne, en très mauvais état sur la grange arrière (ouille ouille les devis !). Le style est caractéristique du Pays d’Othe, c.à.d. du nord de l’Yonne. Derrière le colombier, la grande grange servait de silo pour le grain et de stockage de matériel agricole. A droite, une pièce voûtée la prolonge, elle est en léger contrebas et son usage passé nous laisse perplexes. Stockage de betteraves ?

Le pigeon du colombier

Le pigeon du colombier : il indiquait aux pigeons leur maison. Photo prise grâce à la nacelle du couvreur.

Le colombier a conservé son échelle tournante et sa superbe charpente. Sa partie haute recueillait la colombine (la fiente des pigeons), précieux engrais de l’époque. Sa partie basse  servait de cave à fromage. Qu’est-ce qu’un colombier ? C’est un pigeonnier … rond !

Le verger conservatoire planté fin 2011, pris depuis la nacelle

Le verger conservatoire planté fin 2011, pris depuis la nacelle

L’ensemble du terrain se réparti sur 4 hectares, derrière la grange le champ a été planté d’un verger conservatoire d’arbres fruitiers de variétés anciennes. 30 arbres en haute tige ont été plantés en 2011.

 

Le jardin pour les oiseaux

Le jardin pour les oiseaux et les abeilles : cette partie là contient un grand nombre d’arbustes et de fleurs choisis pour eux.

Dans le prolongement de la grange 3 jardins sont délimités par des charmilles, nous les appelons les “chambres des oiseaux”, car elles sont conçues pour leur offre gîte et couvert. Les plantations datent du printemps 2012.

Printemps 2016

Printemps 2016 : l’îlot central du jardin

Devant la ferme, le terrain descend doucement vers le ruisseau du Ravillon. Un jardin central a été planté en 2013 : il accueille une prairie fleurie naturelle sur 900 m2, des arbres fruitiers anciens en cordons, des arbres fruitiers en demi-tige et des plantes aromatiques et médicinales. Bien sûr tout l’entretien est fait à la main sans produits de synthèse.

 

Fleurs de bourrache

Fleurs de bourrache

Véronique cultive une cinquantaine de plantes médicinales  après sa formation d’herbaliste à l’Ecole des Plantes Médicinales de Lyon. Nous vendons des tisanes et autres préparations lors des journées portes ouvertes du jardin ou sur demande. 

Au plaisir de vous accueillir chez nous !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.